Torcy 29 avril

On m’avait dit : « Viens, tu vas voir, c’est tellement joli, et puis fin avril, il fera beau, c’est super pour une première mise à l’eau ! ». Rdv avec le club à Nation, 9h, UN DIMANCHE.  Il pleut, il fait froid, on se croirait en Novembre, mais on est tous super heureux d’être là, et moi je suis quand même anxieuse.

Une fois sur place, à Torcy, Myriam et Mathieu me préviennent : l’important c’est de ne pas paniquer et de « res-pi-rer », même si on est un peu saisi au début.
Au fond de moi, je ricane : j’ai été élevée au bord de l’Atlantique. L’eau trouble et froide, ça me connaît !
 J’enfile la combinaison la plus serrée du monde, et ploch, à l’eau. Et là, c’est la catastrophe : au bout de 10 mètres, je ne peux plus respirer : je me sens oppressée, comme si chaque mouvement me demandait un effort surhumain. Je panique. L’impression de ne plus savoir nager. Je rentre vers le ponton à bout de souffle.
Myriam me rassure. La sensation va passer. Elle a raison. Je respire, je nage de mieux en mieux, toujours entourée et encouragée. Je me détends et je me rends compte que c’est merveilleux de nager en plein air. Une sensation très différente de la nage en piscine. Je m’approche d’une famille de canards, je vais jusqu’à l’île qui me paraissait si loin. On sort au bout d’une heure et demi, je suis hyper fière, et totalement congelée ! On boit du café chaud, on se jette sur le gâteau préparé par Alexandre.
Bref, tout valait le coup : même sous la pluie, même un dimanche matin, même après avoir galéré. Merci !
 
Dorothée

longue distance torcy