Les givrés de janvier

Un mercredi soir dans le vestiaire, Mathieu lance à cantonade : « Qui est intéressé par une sortie Torcy en janvier ? ». Hum….

Je finis par me laisser tenter, pourquoi ne pas essayer ? Après tout, il y a des épreuves en milieu naturel tout l’hiver (à Lyon, par exemple… brrrr). Cela doit être jouable…

Nous sommes finalement six nageurs à nous retrouver à la base de Torcy un dimanche matin. L’ambiance est bonne, le temps est gris mais il ne pleut pas. Température de l’air est de 8°, de l’eau on ne sait pas, est-ce important ? On s’équipe, on s‘approche du bord. Tiens où est passé le ponton ? Il est sous l’eau ! On va donc partir de la plage.

Première étape : mettre les pieds dans l’eau, elle est froide, ce n’est pas une surprise :-). Coach Christian distribue les planches et désigne trois bouées pour notre échauffement. Allez, on y va, on se met à l’eau. Ouh la…. Malgré la combi, on est saisi. Il faut se bouger, le souffle est court. Jean-Paul nous a indiqué qu’il fallait bien expirer. On finit par se sentir bien (ou presque), on pose les planches après trois tours de bouée.

On passe au crawl, on prend le tuba. Il va falloir mettre le visage dans l’eau. C’est rude… barre sur le front. Allez, on se bouge, cela va mieux. Après quelques tours de bouée, on passe au défi suivant : faire le tour de l’île. Que du plaisir ou presque :-) : des dizaines de poules d’eau nous y attendent, pas désagréable la sensation de liberté procurée par cette nage.

On ressort de l’eau après 45 minutes de baignade.

Finalement, on peut dire que c’est jouable : il faut bien s’équiper (combi, gants, chaussons, cagoule, sous-vêtements de type sharskin), bien se restaurer le matin (et la veille), prévoir de quoi se réchauffer après (vêtements chauds, bonnet, gants, du thé et un bon ravito). Ce sont les mains et les pieds qui souffrent, le corps est bien protégé par la combinaison.

Je pense retenter l’expérience en février.

Les givrés de janvier : Lara, Nathalie, Cathou, Jean-Paul, Mathieu, Gilles sans oublier le coach Christian qui a dû grelotter sur le bord.

D’après Jean-Paul l’eau était à 6°.

Merci Mathieu !